‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 255 sur 325 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

D. P'ÈDRE; BLANCHE, enchaînée; g ardzs^ en dehors.

BLANCHE, entrant par la petite porte.

Le bruit d'un long combat a rempli tous ces lieux. Le tyran veut me voir : est-il victorieux? ( Don Pèdre vient la prendre par le bras, en la refjar-

dant fixement. ) Viens-tu ra'offrir encor cette main meurtrière, Me traîner à l'autel dans le sang de ton frère? Cruel ! quel est sou sort?

D. pÊdue, la menant vers la table.

Vainement autrefois Du fer et du poison je t'envoyai le choix: l'our n'être plus trompé je le l'offre moi-même.

( Il lui montre la coupe. ) Meurs, sans savoii" le sort du perfide qui t'aime.

BLANCHE , tremblante.

[Elle fixe un peu don Pèdre.

Tu m'offres le poison?... Transtamare est vainqueur!

D. PÈDRE

S'il l'est, tu dois mourir avec plus de douleur. Prends, ou crains...

( // tire son poignard. )

B L A X G H E , prenant la coupe.

Mort plus lente... Ah! devant que j'expire,

Cher prince, à mes regai'ds le ciel peut te conduire !

( Elle porte la coupe sur ses lèvres. )

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