‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 38 sur 325 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

zelmiue, iLus.

ILUS, à part, en regardant Zelmire.

Je succombe... La mort sur son visage est peinte... Ah ! du crime en ses traits qui pourroit voir l'empreinte?.

(à Zelmire , en s'approcliant d'elle.) Cher et barbare objet et de haine et d'amour, Rends -moi ton père, hélas! et m'arrache le jour!

( à part. ) (en revenant à elle. )

Quel nom frappe mes seus?... Ce jour me luit encore?...

( à Ilus. ) Vous vivez!...

ILUS, très vivement.

Tu voulois m'unir à Polydore?

Quel est donc mon forfait? Ce fut de te chérir. Malheureuse! Est-ce à toi de vouloir m'en punir?

Z E L M I R E , 56 relevant avec peine. Ilus, écoutez-moi.

ILUS, S éloignant délie.

Que pourrois-tu m'apprendra?

[regardant autour délie avec effro Un secret que mon cœur... Mais ne peut-on m'entendre? Anténor... Je frémis, et sur-tout pour vos jours.

ILDS.

Toi qui le fer eu main venois trancher leur cours?

ZELMIRE, S approchant de lui.

Ce n'est point moi.

ILUS, très vivement.

J'ai vu le poignard homicide.

Ah ! croyez...

ILUS, l'interrompant.

Je crois tout de ta main parricide...

Oui, de ton père en moi tu craignois un vengeur... Va, digne sœur d'Azor, évite ma fureur.

ZELMIRE, avec véhémence.

Vengez mon père, Ilus : c'est la grâce où j'aspire. Sachez qu'en ce tombeau...

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