‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 53 sur 325 · ACTE IV, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VI

Tu te vois le jouet d'uue femme timide. J'ai feint de t'imiter; j'ai subi cet affront : Ton opprobre te reste; il n'est plus sur mou front. Lâches! craignez Ilus, craignez l'Asie entière; Tous ses rois vont bientôt vous ramener mon père.

(à Rhamnès.) Toi qui pour lui jadis as montré quelque amour, Mérite d'obtenir ta grâce à son retour.

RHAMNÈS.

De moi , s'il reparoît , la sienne peut dépendre. Mais non : sur ses amis ma fureur va s'étendre ; Tremblez!... Quand nous brûlions le temple de Cérès^ Dans celui de Minerve il s'ouvrit un accès. Je sais qu'avec Phorbas nos prêtres infidèles Ont secondé pour lui vos traijies criminelles.

(rtu.r soldats, en faisant quelques pas vers le temple.) Soldats, allons punir ces dangereux mortels Qui trahissoient l'État, à l'ombre des autels.

ZELMIRE, en se jetant au-devant de lui. Barbare! pour livrer l'innocence aux supplices , Ne va point me chercher, me donner des complices. J'avois , en remplissant mes devoirs glorieux, Pour guide la vertu , pour complices les dieux. Sans consulter Phorbas, sans implorer ses prêtres, Je déposai mon père au sein de ses ancêtres, Ici , dans leur tombeau, dont ils l'ont fait sortir Pour le conduire au trône, et voui au repentir. RHAMNÈS, aux soldats, en leur rnontrant le tombeau. Entrez dans ce tombeau; {«renez votre victime. {Les soldats entrent dans le tombeau.)

GC, ZELMIKE

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