‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 80 sur 325 · ACTE I, SCÈNE V. io · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V. io

Sens tressaillir ce cœur de qui tu l'as reçu. ^

AURÉI-E.

J'en conserve, mon père, eu ces moments funestes, Assez pour honorer et vendre cher ses restes, Et pour tenir, peut-être, à nos fiers ennemis Ce qu'en d'autres combats mes essais ont promis. De mes sens trop émus excusez la foiblesse!...

( // s'assied ; son père le serre entre ses bras. ) Vos yeux baignent mon front de larmes d'allégresse: Que ne puis-je eu triomphe expirer dans vos bras , Vous montrer ces remparts sauvés par mon trépas, Donner, en vrai Français, à mon heure dernière, Mon sang à ma patrie et mes pleurs à mon père!

( à ^4 lié no r. ) Madame, savez-vous le nom de mon vainqueur? Sous le bras d'un héros je tombe avec honneur. Je défendois Harcourt mourant sur la poussière; Un guerrier m'a blessé... J'ai reconnu sou frère: Dans cet instant fatal ils se sont vus tous deux; Jugez si le mourant est le plus malheureux!

ALI EN OR , à part.

Ciel, tu veux lui choisir les plus chères victimes! Qu'il doit être effrayé du bonheur de ses crimes! amblÉtuse, à Saint-Pierre , en vojant, de loin,

aniver les chefs des bourgeois.

Ami, les chefs du peuple, en ce moment d'effroi. Sur leurs derniers devoirs viennent prendre ta loi. SAINT-PIERRE, faisant sifj ne quon les laisse entrer.

(à Aliénor.) Keudez-leur votre père eu gouvernant leur zélé;

îd4 le siège de calais.

Que votre sexe en vous ait toujours un modèle. Souverain des Français, il peut tout sur leurs cœurs : C'est lui qui fait souvent leur gloire ou leurs malheurs; Et lorsque les vertus sont un droit pour lui plaire, En aimant la patrie, il nous la rend plus chère. D'un peuple sans espoir éclaieez la valeur : Vous êtes son oracle; il consulte l'honneur.

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