‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 158 sur 221 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

LA PRÉSIDENTE; LA COMTESSE, en suivante;hE CHEVALIER, MARTHON.

LA PRÉSIDENTE

Eh bien, Marthon, qu'as-tu à nous apprendre?

MARTHON.

Un peu de patience. J'ai d'abord déclaré à monsieur votre oncle les engagements que vous aviez avec monsieur le chevalier...

LA PRÉSIDENTE

Eh bien ?

MARTHON.

Eh bien, il m'a dit qu'il estimoit fort mon-

2o6 LE GALANT COUREUR,

sieur, mais qu'il n'en vouloit point ; que cependant, s'il n'avoit pas jeté les yeux sur un autre...

LA PRÉSIDENTE

Kt quel est-il, cet autre?

M ABTHOX.

Oh ! pour le coup , devinez.

LA P R É s I D E s T F.

Quelque homme dérobe apparemment?

MART HON

C'est bien pis, madame; un petit-maitre, le marquis de Floribei que devoit épouser cette folle comtesse dont vous m'avez si souvent parlé.

LA PRÉSIDENTE

Il faut que mon oncle ait perdu l'esprit. Le marquis de Floribei !

M ART HO N

Comment donc ! On dit que c'est le plus joli homme de France, et de la meilleure humeur; il arrivera aujourd'hui. Mais que vois-je? quelle est cette jeune personne?

LA PRÉSIDENTE

Cest une femme de chambre que j'ai arrêtée aujourd'hui : tu te plains toujours qu'il y a ici trop de besogne pour toi; je l'ai prise pour te •ioidaf;er.

M ARTHON

Kt \ ous arrêtez ainsi des domestiques sans me

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