amour que vos beaux yeux... Que veux-tu que je dise
SAIXT-GERMAI.N.
Achevez, dussiez-vous dire quelque sottise.
clÉox, à Suzon.
Craignant que votre père enflammé de couiroux, Me rencontrant ici, ne se venge sur vous... Je demeure sans voix dans ce triste silence... Voyez de mon amour toute la violence.
sczo>. Eh quoi ! n'auriez-vous pas la force de ptarler A mon père?
SAIXT-GERMAIN.
D'abord il faut vous en aller :
Il ne faut pas qu'ici l'on vous rencontre ensemble. Montez là-haut.
SUZON
J'y vais; mais enfin il me semble Que , monsieur ne venant ici que pour me voir, Il faut bien qu'il me voie.
SA1NT-GEHMA1>.
Il vous verra ce soir.
Laissez-nous seuls, vous dis-je, aborder votre père.
Prenez bien votre temps.
SAIiNT-C. El» MAIN.
Allez , laissez-nous faire.
SUZON, rcx<cnant sur ses pas.
Mais, monsieur, si mon père alloit vous refuser, Ne vous rebutez pas; je puis vous épouser Sans son cnn.sentenient : ma mère a fait de même , Et ma graiid'mèru aussi.
SCKNE XVI. 37
s AINT-GER MAIN.
Vraiment , lorsque l'on s'aime, C'est la régie à présent.
SUZON
Les pères , de tout temps , Ont, dans notre famille, été d'étranges gens; Et les filles toujours ont eu de l'industrie.
SAINT-GERM AIX
Ce que c'est que savoir sa généalogie !
Et qu'il est beau sur-tout d'imiter ses aïeux !
c L Éo -N , à Saint-Germain.
Ne finiras-tu point tes discours ennuyeux?
SAIN T-C. E R M A I X , à SllZon.
Ma foi , vous nous ])erdez à rester davantage.
Adieu, puisqu'il le faut.
SAI.MT-GERMAIN
Adieu donc, bon voyage.