‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 56 sur 221 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

MARI X

Moi , d'ailleurs , je peindrai Leonor si changée ,

Et de telle façon sa beauté dérangée.

Que quand quelqu'un voudroit l'éclaircir sur ce point,

Ce qu'on pourroit lui dire, il ne le croiroit point.

LÉONOR

Ma tanle, je crains bien...

LA TANTE

Ne te mets point en peine :

Je suis ta belle-mère . et même ta marraine ; Nous portons même nom de fille et de maris ; Je suis veuve du père, et toi veuve du fils; Pour ton air enfantin , je l'attrape à merveille.

LISETTE

Songez bien qu'un aveugle a souvent bonne oreille. Et que quand à l'abord il donneroit dedans. Il pourroit dans la suite...

Page 1