‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 9 sur 221 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

PIÉTREMINE, Lisr TTE.

PIÉTREMINE.

Lisette, sais-tu bien que ma famille est folle?

LISETTF.

Elle est bien amoureuse, au moins.

i4 LA FAMILLE EXTRAVAGANTE.

PIÉTREMI N F..

Cela ciésolL- :

Parceque j'aime, il faut que chacun aime ici ! Je me marie , ou veut se marier aussi ! Je m'en moque , et je fais ce soir mes fiançailles.

LISETTE

Et sans cloute, demain, monsieur, les épousailles?

riÉTREMIN E.

Et de très grand matin. Que j'ai bien eu raison De tenir renfermée Élise en ma maison ! Ne voyant que moi d'homme, elle a perdu l'idée De Cléon, dont ailleurs elle étoit obsédée.

LISETTE

Quel est-il ce Cléon ?

PIÉTKEMINE.

Je ne l'ai jamais vu; Feu son père pourtant m'otoit assez connu. Mais cela ne fait rien à la présente affaire; Pour la hâter, mon clerc, jadis clerc de notaire, Dresse notre contrat.

LISETTE

Il se mêle de tout.

Votre clerc.

«M ÉTH EMINE.

U n'est rien dont il ne vienne à bout, c'est le plus habile homme !..

Ah ! pour habile, passe; Mais pour homme , il n'en a, tout au plus, que la face; C'est un nain : ce|)endant il a bien quarante ans.

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