‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 112 sur 208 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

FANCHETTE, TÉLEIM.

FANCHETTE, à part.

Voyons si le projet de ma maîtresse réussira.

TÉLEIM.

De nouveaux malheurs ! Tu m'effraies.

FANCHETTE, avcc dcux visages , sil sepeut; un

qui mette le public dans la conjidence de sa

malice, et Vautre qui en impose au major.

J'ai ordre de ne vous rien dire, monsieur; mais je ne puis me taire.; car, au fond, je crois que vous aimez ma maîtresse.

TÉLEIM.

Je l'adore.

FANCHETT E.

Et elle ne vous est pas moins tendrement attachée.

TÉLEIM.

Où tend ce discours?

FANCHETTE

Et vous vous séparez, quand vous devez être plus unis que jamais, quand vous avez plus que jamais besoin l'un de l'autre.

TÉLEIM.

Je ne te comprends pa.i.

i56 LES AMANTS GÉNÉREUX.

FANCHETTE

Vous l'avez vue tantôt tendre, empressée, cherchant à vous consoler de vos malheurs : elle croyoit que l'amour suffisoit au bonheur l'un de l'autre; point du tout, vous lui ôtez toutes ces idées-là de la tête.

Page 1