SCÈNE II
VERNER, TÉLEIM.
TÉLEIM.
Ah! mon cher Verner, elle est malheureuse, déshéritée , poursuivie par son oncle !
Qui, mon major?
TÉLEIM.
Minna; et je l'épouse.
VERN ER.
Et vous faites fort bien. Epousez cette dame
et prenez mon argent ; voilà deux belles actions que vous devriez faire ensemble.
TÉLEIM.
Eh ! sais-je tpiand je pourrai te le rendre?
VERNER
Je ne vous le demande pas. Je vais apporter tout ce que je possède.
TÉLEIM.
Va , nous partagerons même fortune ensemble ; et j'espère que mon nom et mon e'pe'e...
VERNER
Oui, nous ne saurions manquer de rien... Allons-nous-en battre les Calmoucks; monsieur le major avec madame la comtesse, et mademoiselle Fanchette avec moi.
TÉLEIM.
Nous y songerons. Je rentre chez moi, et je t'attends. "'
VERNER
Je suis à vous dans le moment. Vivent les Russes, la guerre de Tartarie, etsur-tout mon major, qui veut bien enfin accepter mon argent!
( // sort. )
i62 LES AMANTS GÉNÉREUX.