‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 121 sur 208 · ACTE V, SCENE VII. 1C · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE VII. 1C

A toi ; et il y a plus d'une heure que tu me la refuses.

TÉLEIM.

Moi! je vous la deinandois à genoux. Ah! Minna...

LE COMTE

Mais debrouillez-moi donc tout ceci. Est-ce toi qui lui as forgé cette histoire?

Oui, mon oncle : pour l'arrêter et l'attacher éternellement à moi. Mais je crains bien que vos bontés ne nous séparent à jamais.

LE co:mte.

Eh! mais, oui; je te conseille encore de dire que je m'y suis mal pris !

TÉLEIM.

Non, monsieur; et vos emportements, dont je connois enfin la cause, me font voir toute l'honnêteté de votre ame... Mais aussi, de la part de votre nièce, quelle générosité ! quelle déUcatesse!

LE COMTE

Quelle extravafjance! Je te déclare, moi, que je te maintiens pour un brave homme, et que je veux te donnner ma nièce : c'est bien plus simple,

et tu dois mieux me reconnoître à ce procédé.

TÉLEIM.

Ah! monsieur! ah! Minna! [a part.) Non, je n'ai pas la force de leur résister davantage. . . Mais les ordres du roi vont m'arracher sans doute à ces généreux amis, qui veulent se perdre avec moi.

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