LA MARQUISE, LA COMTESSE
LA COMTESSF..
Oui, votre chevalier est un peu lunatique; Aimable, j'en conviens, mais aussi des plus fous. A table brusquement il nous laisse là tous, Et l'on ne sait quelle mouche le pique; Et puis l'instant d'après, changeant de sentiments, Quand il ne les voit plus, il court après les gens.
LA MARQUISE
Laissons du chevalier la conduite insensée.
r..62 LE JALOUX.
Vous devez être lasse, et sur-tout empressée
De vous remettre en femme.
LA COMTESSE
oh! marquise, jamais!...
Et sous vos habits seuls je suis embarrassée. {^montrant la robe-de-chambre ({homme étalée sur une chaise. ) Voilà le soir la robe que je m.ets.
LA MARQUISE
Bon ! une robe d'homme !
LA COMTESSE
Il est vrai. Ma toilette, Comme vous le voyez, en un instant est faite : Et demain au matin, à votre petit jour, Sous ce déshabillé je vous ferai ma cour.
Ah ! si Valsain ne m'avoit fait connoître La régularité, le ton de ce séjour.
Et le caractère du maître; Si j'avois cru trouver, comme en mille maisons, Des folles et des fous, des galants, des coquettes, Des amours indiscrets, des intrigues secrètes. Pour éveiller les craintes, les soupçons. Sous le nom de marquis, de chevalier, de page. Je me serois jetée en tous ces tourbillons ; Et j'aurois, à coup silr, alarmé la plus sage. Vous la première... Ah! si Valsain Et notre chevalier pouvoient rentrer soudain.
Nous ferions un beau tintamarre !
Vous aimez la musique, et moi je l'aime aussi : J'ai vu dans le salon mandoline, guitare;