SCÈNE XI
MARTHON, LE CHEVALIER.
LK CHEVALIER
Ah ! Marthon, te voilà ! Qui t'amène en ces lieux? Que cherches-tu?
M A R T H o .\ , qui est arrivée précipitamment.
Je vous cherche vous-même.
LE CHEVALIER
Sont-ce donc là les soins que j'attendois de toi? Les laisser seuls !
MARTHON.
A peine une seconde.
LE CHEVALIER
Ah ! c'est plus qu'il n'eu faut pour tromper tout le monde. Mères, pères, époux!... et je suis hors de moi.
M ARTHOiN'.
Ah! monsieur, c'est là-bas un tapage effroyable! Elles disent tout haut qu'elles ont vu le diable. Valsain a cependant dissipé leur effroi.
En leur faisant évidomment connoître Que le diable malin , sauté par la fenêtre , N étoit qu'un cavalier, que sans doute l'amour Avoit conduit si haut pour leur faire la cour.
LE CHEVALIER
C'est la rawe et la jalousie Qu'ont fait naître leurs attentats :
Mais de leur Jàche perfidie
a66 LE JALOUX.
Les cruels ne jouiront pas.
Va me chercher Pasqivin, va.
M ARTHON
Que voulez-vous faire?
Partir, mais me venger d'abord d'un téméraire. Cours , seconde ma rage.
MARTHON, eîi sortant.
Il est dans nos filets.