ACTE I, SCÈNE II
ment!... Il n'y a pa.s d'inconvénient à cette démarche; et nous ne devons pas entrer...
LE COMTE
Oh ! non , nous ne devons rien examiner. II est du régiment {bas, à xa nièce) du major; et il faut, à quelque prix que ce soit...
i.'hôte.
C'est lin homme poli, au reste, et qui sait vivre.
LE COMTE
Aux dépens d'autrui.
MIN.\ A
Eh! mon oncle, nous avons appris, aux dépens d'un ami bien respectable, à nous méfier du ju.fjement des hommes!... (Jelui-ci n'est peutêtre pas moins malheureux que le major Téleim. l'hôte, avec vivacité.
liC major Téleim? Eh! mais... c'est...
Eh! qui sait même, mon oncle?...
le comte.
Es-tu folle!... Je voudrois bien que le faquin s'avisât de me parler ainsi du major Téleim... Je le ferois mourir sous le bâton. l'hôte , à part.
Gardons-nous de lui dire que c'est lui-même... J'allois faire une belle sottise!
8f, LES AMANTS GÉNÉRKUX.
LE COMTE
Achevez de me déménager votre officier, et jetez-moi par la porte ou par la fenêtre tout ce qui peut appartenir à ce fripon-là.
L H ÔTE, « part.
Je n'ai garde de rien laisser chez lui qui puisse le faire reconnoître, et me procurer les honoraires de mon panégyrique.
LE COMTE
Qu'il n'ait rien à réclamer ici, et qu'il se dispense de nous remercier de nos politesses , entendez-vous?
l'hôte.
Je ferai en sorte que vous n'entendiez seulement pas parler de lui. {^Aux domestiques du comte.) Allons, messieurs, suivez-moi. ( // sort.")