USI.MON
Ce seigneur que l'on m'a proposé Tour n)a tille '
Oui , monsieur.
Je suis trè.^ disposé, Sur ce qu'on m'en écrit, à le choisir pour gendre. On me le vajitefort; et l'on me fait entendre Qu'il est homme d'honneur, de grande tpialité. Mais est-il vif, alerte, étourdi, bien planté,
Bon vivant? car je veux tout cela pour ma Hlle.
Vous faites son portrait, et c'est par là qu'il brille.
LISIMON.
Bon. Aime-t-il la table, et boit-il largement?
PASQUIX.
Diable ! il est le plus fort de tout le régiment. i 11 a fait son chef-d'œuvre en Allemagne, en Suisse.
LISIMON.
Voilà mon homme. Il faut que l'autre déguerpisse.
LISETTE
Qui?Philinte?
LISlMON.
Lui-même. Il me cajole en vain.
C'est un homme qui met le tiers d'eau dans son vin. Ce fade personnage en ses façons discrètes -Me donne la colique à force de courbettes. Mou gendre buveur d'eau! Fût-il prince, morbleu! Je le refuserois. Nous allons voir beau jeu; Car ma femme, dit-on , le destine à ma fille. Sait-elle que je suis le chef de ma famille, Le monarque absolu d'elle et de mes enfants? Que j'en veux disposer? Mais est-elle céans?
LISETTE
Oui , monsieur.
LISIMON.
Tu diras à ma chère compagne Qu'il faut que dès ce soir elle aille à la campagne.
LISETTE
l'.l [inurquoi donc?