LE COMTE, PASQUIN
( Le comte relit ce qu'il a écrit , et Pasquin lit la lettre. )
LE COMTE, nprès avoir lu ce qu'il éa'ivoit. Tu ne partiras poiut, et c'est une bassesse, Dans les gens de mon rang, d'outrer la politesse. Un homme tel que moi se feroit déshonneur, Si sa plume à quelqu'un donnoit du monseigneur. Non , mon petit seigneur, vous n'aurez pas la gloire De gagner sur la mienne une telle victoire. Vous pourriezTn 'assurer un bonheur très complet; Mais, si c'est à ce prix, je suis votre valet.
( Il déchire la lettre. ) Ote-moi cette table. Eh bien! que dit l'épître?
p A s Q tJ I N .
Elle roule, monsieur, sur un certain chapitre Qui ne vous plaira point.
LE COMTE
Pourquoi donc? Lis toujours.
PASQUlN.
Vous me l'ordonnez; mais...
LE COMTE
oh! trêve de discours.
PASQUI.N lit.
« Celui (jui vous écrit...
LE COMTE
Qui vous écrit ! Le style
Est familier.
PASQUI.N.
Il va vous échauffer la bile.
( // lit. ) « Celui qui vous écrit s'intéressaut à vous, « Monsieur, vous avertit, sans crainte et sans scrupule, « Que par vos procédés, dont il est en courroux, « Vous vous rendez très ridicule.
LE COMTE, se levant britsqttemenl. Si je tenois le fat qui m'ose écrire ainsi...
PASQCIN.
Poursuivrai-je?
LE CO.MTE.
Oui ; voyons la fin de tout ceci.
PAsyuiN lit.