LE COMTE, LISIMON, PASQUIN
L I s I M o N , à Pasquin.
Le comte de Tufière est-il ici , mon cœur?
PASQUIN
Oui, monsieur, le voici.
(Le comte se lève nonchalamment, et fait un pas audevant de Lisimon , qui [embrasse.
LlSIMON.
Cher comte , serviteur.
LE COMTE, à Pasquin.
Cher comte ! Nous voilà grands amis, ce me semble.
LISIMON.
Ma foi, je suis ravi que nous logions ensemble.
LE coyiVE..) froidement.' J'en suis fort aise aussi.
LlSIMON.
Parbleu, nous boirons bien.
Vous buvez sec , dit-on? Moi , je n'y laisse rien. Je suis impatient de vous verser rasade. Et ce sera bientôt. Mais êtes- vous malade? /; A votre froide mine, à votre sombre accueil...'
LE COMTE, « Pasquin qui présente un siège. Faites asseoir monsieur... Non, offrez le fauteuil, 'îi 11 ne le prendra pas; mais...
LISIMOX.
Je VOUS fais e.xcuse.
. Puisque vous me l'offrez, trouvez bou que j'en use.
i Que je m'étale aussi ; car je suis sans façon , Mon cher, et cela doit vous servir de leçon, Et je veux qu'entre nous, toute cérémonie. Dès ce même moment, pour jamais soit bannie. Oh çà, mon cher garçon, veux-tu venir chez moi? Nous serons tous ravis de dîner avec toi.
LE COMTE
Me parlez- vous, monsieur?
LISI.MON.
A qui donc , je te prie?
A Pasquin?
LE COMTE
Je l'ai cru.
Tout de bon? Je parie Qu'un peu de vanité t'a fait croire cela?
Non ; mais je suis peu fait à ces manières-là.
LISIMON.
Oh bien, tu t'y feras, mon enfant. Sur les tiennes, A mon âge, crois-tu que je forme les miennes?
LE COMTE
Vous aurez la bonté d'y fiiire vos efforts.