SCENE IV
ISABELLE
Eh bien! ma pauvre Nérine, j'ai prévenu tes conseils. Je suis la femme de Cléon. Ce mariage s'est fait secrètement ; mais de l'aveu de ma tante , chez qui je voyois Cle'on tous les jours. Hëlas! mon bonheur ne dura pas long-temps : mon père s'alarma des fréquentes visites que je faisois à ma tante ; il m'ordonna de les cesser, il défendit à Cléon de paroître céans. J'en fus au désespoir, et mon chagrin me jeta dans une maladie qui m'a pensé faire mourir.
NÉRINE
Je suis ravie de savoir tout cela, et je veux vous aider, (voyant entrer Cléon et L'Epine, déguisés en danseurs , et quelle ne reconnoît pas d'abord. ) Mais que vois-je?