ACTE V, SCENE VI. aoy
le baron y lui tatan t le pouls.
Votre pouls m'a déjà révélé un secret qui va vous étonner.
LA BARONNE
Quel est ce secret, je vous prie?
LE BARON
Dans un quart d'heure vous aurez un mari.
Mme catau, a part.
Bon! ce seraLéandre... Je commence à croirt qu'il y a du vrai dans ce qu'il prédit. la baronne, au baron.
Ah ciel! vous voulez dire, apparemment, que feu monsieur le baron m'apparoîtra une seconde fois?
LE BARON
Rassurez -vous, madame, vous n'aurez plus d'apparition à craindre. Le mari dont je vous parle, sera vivant, et de chair et d'os, comme je le suis.
Mmc catac, a part.
Il parle de mon homme, à coup sur* la baronne, au bar on.
Vous me faites une prédiction qui ne s'accomplira point; c'est ce que je vous prédis, moi. J'ai trop aimé mon premier mari, pour en pouvoir prendre un second.
2io LE TAMBOUR NOCTURNE.
Et moi, je vous assure qu'il n'est pas possible que vous ayez plus aimé le premier que vous aimerez le second.
Mme c A T A U , rt part.
C'est assurément monsieur Pincé qui lui fait dire tout cela pour Léandre... J'aurai les mille écus.
la baronne, au baron.
Ne me tenez plus ce langage, ou je perdrai toute la confiance que j'avois en vous... Si vous aviez connu feu monsieur le baron de l'Arc!... LE baron, l'interrompant.
Je l'ai connu, comme je me connois moi-même. Le premier jour qu'il vous déclara sa passion, je le vis près de vous, dans votre appartement, lorsque madame votre mère, sous prétexte d'aller recevoir une visite, vous laissa tête à tète avec lui.
la baronne, à part.
Il m'étonne!... (au 6aron,) Poursuivez, je vous prie... Rappelez-moi ces heureux moments. le baron.
D'abord vous fîtes rouler la conversation sur l'état de fille. Vous soutîntes qu'il étoit cent fois plus heureux que celui d'une personne mariée. Le baron réfuta vivement ce discours, et vous ne