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ACTE II, SCÈNE VII

PASQUIN

Oui, monsieur.

SANSPAIR.

Fort bien. Et sa figure?

PASQUIN

Charmante, à ce qu'on dit.

SANSPAIR.

L'aimable créature!

PASQUIN

Oh ! oui. Mais toujours lire est un tic rebutant.

Plût au ciel que ma sœur eût le même penchant! Mais, loin d'étudier, c'est une jeune folle Qui n'aime que le faste; et cola me désole. Un homme simple , uni , bien loin de la toucher, Est un monstre à ses yeux, et n'ose l'approcher. Lorsqu'en vos beaux habits je vous ferai paroître, Je veux que vous preniez les airs de petit-maître. Les possédez-vous bien ?

PASQUIN

Monsieur, sans vanité, J'ai de rares talents pour la fatuité.

SANSPAIR.

Je l'avois deviné par votre contenance : Livrez-vous hardiment à votre impertinence. De vos talents exquis je m'en vais m'amuser, Pour plaisanter ma sœur, et la désabuser. Son goût est déclaré pour les airs à la mode : Je n'imagine point de plus sûre méthode,

a8o L'HOMME SINGULIER.

Pour les lui faire enfin haïr et détester,

Que d'avoir un valet propre à les imiter.

Par cette comédie elle pourra connoître

Que d'un homme de rien on fait un petit-maître,

Et qu'un jeune seigneur, sous ce fade maintien,

D'un homme d'un haut rang fait uu homme de rien,

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