‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 210 sur 326 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

LE MAllQUIS, LA COMTESSE, SANSPAIR, LE BARON.

LE marquis, à Sanspair.

N'est-ce pas là mon fils qui disparoît si vite ?

Oui, monsieur, c'est lui-même.

LE BARON

Il s'en retourne au gtte , Après avoir appris ce que c'est qu'un baron.

le marquis, à Sanspair.

Que dit monsieur ?

LE BARON

Je dis qu'il n'est qu'un fanfaron.

LE MARQUIS

Pour l'amour de monsieur, je veux bien me contraindre ; Mais sachez que mon fils n'est pas homme à vous craindre. le baron, mettant la main sur la garde de son épêe.

Prenez-vous son parti ?

ftt.

33o L'HOMME SINGULIER.

LE MARQUIS

Oui, monsieur, je le prends.

( à Sanspair ) Quel est cet homme-là ?

SANSPAIR.

C'est un de mes parents Que monsieur votre fils a mis fort en colère. Grâce au ciel , mon cousin a l'humeur débonnaire.

LE BARON

Ah ! vous verrez beau jeu.

sanspair, le poussant.

Baron, retirez-vous.

LE BARON

Pour me remettre un peu je vais boire deux coups, Et dormir là-dessus, attendant le notaire. Cousin, plus de délais, ou sinon, plus d'affaire; Je vous le dis tout net, et j'en jure d'honneur, Moi , moi, La Garouffière , et votre serviteur.

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