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SCÈNE XII

JULIE, entrant, et écoutant d abord dans le fond; GÉRONTE, LE BARON.

géronte, au baron.

Allons, passons chez vous... Qu'on appelle un notaire.

LE BARON

Un notaire?

A l'instant.

LE BARON

Et que voulez- vous faire0 a. 39

GÉRONTE

Je vais déshériter mon indigne neveu.

LE BARON

Un si cruel dessein n'aura point mon aveu. julie, à Géronte, en s' avançant avec précipitation vers lui.

Ah! qu'entends-je? Monsieur, vous sera-t-il possible D'avoir tant de rigueur?

GÉRONTE

Il est incorrigible ; Je suis inexorable, et je veux le punir.

JULIE

Je demande sa grâce , et je dois l'obtenir : Excusez les transports de sa folle jeunesse ; Ayez pitié de moi , qui l'aime avec tendresse.

GÉRONTE

Je sais que vous l'aimez ; mais ce dissipateur Ne doit point de mes biens devenir possesseur. Pour vous en assurer la jouissance entière, Je m'en vais vous nommer mon unique héritière.

Qui? moi, monsieur?

GÉRONTE

Oui, vous. Je veux que, dès ce soir, Le sort de mon neveu soit en votre pouvoir. Dès long-temps je commis votre prudence insigne; Vous le rendrez heureux, s'il s'en rend moins indigne. Sinon, à son malheur vous l'abandonnerez, Et du fruit de mes soins seule vous jouirez. Vous êtes, après lui, ma plus proche parente:

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