‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 313 sur 326 · CLÉON, CIDALISE · texte numérisé non relu

CLÉON, CIDALISE

Eh bien ! vous le voyez, ma disgrâce est complète.

cidalise, brusquement.

Oh! rien n'y manque.

CLÉON

Allons, il faut faire retraite; Quittons une maison où tout m'est odieux, Où tout exciteroit mes transports furieux... Juste ciel ! ah! sans vous, que je serois à plaindre, Madame!... A mon malheur rien ne sauroit atteindre; Mais puisque vous m'aimez, mon sort me paroît doux, Et mon cœur est flatté de n'espérer qu'en vous, D'avoir en vos bontés un glorieux asile, Et de pouvoir compter...

cidalise, l'interrompant, cÇun air froid et embarrassé.

Il seroit inutile De vous tromper, Cléon. Je plains votre malheur; Mais je ne suis pas libre, et dépends d'un tuteur, Qui, dès qu'il apprendroit vos disgrâces diverses, Vous feroit essuyer les plus rudes traverses. Nous attendrons la mort de ce tuteur fâcheux, Et peut-être qu'alors...

clÉon, l'interrompant.

Le trait est généreux :

Il m'ouvre votre cœur, et je sens ma folie De l'avoir cru plus sûr que celui de Julie... Je ne vois que des cœurs doubles, intéressés , Perfidçs, séducteurs...

cidalise, l'interrompant, d'un ton de hauteur. Ah! Cléon, finissez,..

Le malheur vous aigrit, la hauteur m'importune, Et l'on doit prendre un ton conforme à sa fortune.

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