ACTE II, SCÈNE IX. i3t
sens que je l'aimerai toute ma vie. Depuis dixhuit mois que je suis veuve, j'ai congédié ce nombre d'amants de toute espèce qui se sont présentés. A l'exception du marquis, je n'en vois aucun. . . Jl est vrai. Mais le marquis me parle d'amour. Je l'écoute, parceque sa fatuité me divertit. ..Quoi ! la mémoire de mon mari seroit-elle blessée d'un amusement que j'ai cru innocent?... Cette idée me trouble, et me rend presque aussi foible que ceux dont j'ai blâmé les frayeurs... Allons , quoi que ce puisse être, bannissons cet étourdi d'une manière qui puisse l'humilier. Son impudence et sa vanité méritent un pareil châtiment. L'esprit même peut m'en fournir un bon moyen. (voyant paroître Catau.) Mais, qu'a donc Catau? Elle me paroît bien agitée.