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ACTE IV, SCENE I. i

car toute vérité n'est pas bonne à croire ; et les serments passionnés , les menaces des mères, les protestations des buveurs, les promesses des gens en place, le dernier mot de nos marchands ; cela ne finit pas. Il n'y a que mon amour pour Suson qui soit une vérité de bon aloi.

su S ANNE.

J'aime ta joie , parcequ'elle est folle : elle annonce que tu es heureux. Parlons du rendez-vous du comte.

FIGARO

Ou plutôt n'en parlons jamais; il a failli me coûter Susanne.

su S AN NE.

Tu ne veux donc plus qu'il ait lieu ?

FIGARO

Si vous m'aimez, Suson, votre parole d'honneur sur ce point : qu'il s'y morfonde ; et c'est sa punition.

SUSANNE

Il m'en a plus coûté de l'accorder, que je n'ai de peine à le rompre : il n'en sera plus question.

FIGARO

Ta bonne vérité ?

SUSANNE

Je ne suis pas comme vous autres savants ; moi je n'en ai qu'une.

i64 LE MARIAGE DE FIGARO.

Et tu m'aimeras un peu?

SUSA>>'E

Beaucoup.

FIGARO

Ce n'est guère.

SUSANN E.

Et comment?

FIGARO

En fait d'amour, vois-tu, trop n'est pas même assez.

s us ANNE.

Je n'entends pas toutes ces finesses; mais je n'aimerai que mon mari.

FIGARO

Tiens parole, et tu feras une belle exception à l'usage. (// veut ievibrasser.)

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