‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 169 sur 265 · BÉGEARSS, SUSANNE · texte numérisé non relu

BÉGEARSS, SUSANNE

BÉGEARSS

Mon enfant, je n'en reviens point. Quel est donc le sujet de son emportement?

SUSAXKE.

Il m'est venu chercher querelle ; il m'a dit cent horreurs de vous. Il me défendoit de vous voir, de jamais oser vous parler. J'ai pris votre parti; Ja dispute s'est e'chauffée ; elle a fini par un soufflet... Voilà le premier de sa vie; mais moi, je veux me séparer. Vous l'avez vu...

BÉGEAilSS.

Laissons cela. — Quelque léger nuage altéroit ma confiance en toi, mais ce débat l'a dissipé.

SrSA^NE.

Sont-ce là vos consolations?

BÉGEARSS

Va, c'est moi qui t'en vengei'ai. Il est bien temps que je m'acquitte envers toi, ma pauvre Susanne. Pour commencer, apprends un grand secret... Mais sommes-nous bien sûrs que la porte est fermée? (^Susanne y va voir. Il dit a pari : ) Ah! si je puis avoir seulement trois minutes lé-

jSo la MERIi COUPABLE.

Clin au double fond que j'ai fait faire à la rointesse , où sont ces importantes lettres... s us A >• NE revient.

Eh l)ien, ce grand secret?

BÉGEAUSS.

Sers ton ami; ton sort devient superbe. — J'epouse Florestine; c'est un point arrêté: son père le veut absolument.

SUSAÎJ>-E.

Qui, son père?

BÉOE ARSS, en riant.

Et d'où sors-tu donc ? Règle certaine, mon enfant, lorsque telle orpheline arrive chez quelqu'un comme pupille, ou bien comme filleule, elle est toujours la fille du mari, (^run ton sérieux.) Bref, je puis lèpouscr... si tu me la rends favorable.

Oh! mais Léon en est très amoureux.

BÉO EARSS.

Leur fils? (froidement.) Je l'en détacherai.

s u s A N N E , éton née.

Ha !... Kllc aussi , elle est forte éprise.

BÉOEABSS.

De lui?...

Oui.

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