BÉGEARSS, SUSANNE
BÉGEARSS
Mon enfant, je n'en reviens point. Quel est donc le sujet de son emportement?
SUSAXKE.
Il m'est venu chercher querelle ; il m'a dit cent horreurs de vous. Il me défendoit de vous voir, de jamais oser vous parler. J'ai pris votre parti; Ja dispute s'est e'chauffée ; elle a fini par un soufflet... Voilà le premier de sa vie; mais moi, je veux me séparer. Vous l'avez vu...
BÉGEAilSS.
Laissons cela. — Quelque léger nuage altéroit ma confiance en toi, mais ce débat l'a dissipé.
SrSA^NE.
Sont-ce là vos consolations?
BÉGEARSS
Va, c'est moi qui t'en vengei'ai. Il est bien temps que je m'acquitte envers toi, ma pauvre Susanne. Pour commencer, apprends un grand secret... Mais sommes-nous bien sûrs que la porte est fermée? (^Susanne y va voir. Il dit a pari : ) Ah! si je puis avoir seulement trois minutes lé-
jSo la MERIi COUPABLE.
Clin au double fond que j'ai fait faire à la rointesse , où sont ces importantes lettres... s us A >• NE revient.
Eh l)ien, ce grand secret?
BÉGEAUSS.
Sers ton ami; ton sort devient superbe. — J'epouse Florestine; c'est un point arrêté: son père le veut absolument.
SUSAÎJ>-E.
Qui, son père?
BÉOE ARSS, en riant.
Et d'où sors-tu donc ? Règle certaine, mon enfant, lorsque telle orpheline arrive chez quelqu'un comme pupille, ou bien comme filleule, elle est toujours la fille du mari, (^run ton sérieux.) Bref, je puis lèpouscr... si tu me la rends favorable.
Oh! mais Léon en est très amoureux.
BÉO EARSS.
Leur fils? (froidement.) Je l'en détacherai.
s u s A N N E , éton née.
Ha !... Kllc aussi , elle est forte éprise.
BÉOEABSS.
De lui?...
Oui.