ACTE II, SCÈNE II
ne savent guèie les maux qu'elles apprêtent!... Elles vont, elles vont... les affronts s'accumulent... et le monde injuste et léger accuse un père qui se tait, qui dévore en secret ses peines!... On le taxe de dureté pour les sentiments qu'il refuse.au fruit d'un coupable adultère!... Nos désordres à nous ne leur enlèvent presque rien , ne peuvent du moins leur ravir la certitude d'être mères, ce bien inestimable de la maternité ; tandis que leur moindre caprice, un goût, une étourderie légère , détruit dans l'homme le bonheur... le bonheur de toute sa vie, la sécurité d'être père. — Ah! ce n'est point légèrement qu'on a donné tant d'importance à la fidélité des femmes. Le bien , le mal de la société , sont attachés à leur conduite; le paradis ou l'enfer des familles dépend à tout jamais de l'opinion qu'elles ont donnée d'elles.
BÉOEARSS.
Calmez-vous ; voici votre fille.