‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 203 sur 265 · BÉGEARSS, FIGARO, LÉON · texte numérisé non relu

BÉGEARSS, FIGARO, LÉON

LÉON, se contenant mal.

Monsieur, monsieur, un mot. Il importe à votre repos que vous répondiez sans détour. — Florestine est au désespoir; qu'avez-vous dit à Florestine?

BÉGEARSS, cVun tou cjlacé.

F.t qui vous dit que je lui ai parlé? Ne peut-

Î94 î^ MERE COUPABLE.

plie avoir des chagrins sans que j'y sois ponr

quelque chose?

LÉON, vivement.

Point d'e'vasions , monsieur. Elle etoit d'une humeur charmante : en sortant d'avec vous on la voit fondre en larmes. De quelque part qu'elle en reçoive , mon cœur partage ses chagrins. Vous m'en direz la cause, ou bien vous m'en ferez raison.

BÉOEARSS.

Avec un ton moins absolu on peut tout obtenir de moi ; je ne sais point céder à des menaces. LKOy., furieux.

Eh bien ! perfide, defends-toi. J'aurai ta vie , ou tu auras la mienne ! (Jlniet la main h son e'pe'e.^ FIGARO les arrête.

Monsieur Bégearss ! au fds de votre ami ! dans sa maison ! où vous logez !

p.ÉOEAP.ss, se contenant.

Je sais trop ce que je me dois... Je vais m'expliquer avec lui : maisje n'y veux point de témoin ; sortez, et laissez-nous ensemble.

LÉON

Va, mon cher Figaro : tu vois qu'il ne peut m'échappe;'; ne lui laissons aucune excuse. FIGARO, h part.

Moi, je cours avertir son père, (fl sort.)

Page 1