ACTE m, SCENE VUl. 32i
je ne regietterai point ce que j'ai dit, ce que j'ai fait. (// lève les bras. ) Sainte amitié ! tu n'es rien qu'un vain titre, si l'on ne remplit pas tes austères devoirs. — Permettez que je me retire.
LE COMTE, exalté.
O le meilleur des hommes ! Non , vous ne nous quitterez pas. — Madame, il va nous appartenir de plus près , je lui donne ma Florestine. LA COMTESSE, avec vivacité.
Monsieur , vous ne pouviez pas faire un plus digne emploi du pouvoir que la loi vous donne sur elle. Ce choix a mon assentiment, si vous le jugez nécessaire ;el le plus tôt vaudra le mieux. LE COMTE, hésitant.
Eh bien... ce soir... sans bruit... votre aumônier..-
LA COMTESSE, avec ardeur.
Eh bien ! moi qui lui sers de mèie , je vais la préparer à l'auguste cérémonie : mais laisserezvous votre ami seul généreux envers ce digne enfant? J'ai du plaisir à penser le contraire. LE COMTE, embarrassé.
Ah ! madame... croyez...
LA COMTESSE, «yec joie.
Oui, monsieur, je le crois. C'est aujourd'hui la fête de mon fils : ces deux événements réunis me rendent cette journée bien chère. (ii//e sort. )