ACTE V, SCÈNE VII
FIGARO, soupirant, dit au comte:
C'est ainsi que sachant madame enfermée avec lui, pour brûler de certains papiers dont je connoissois l'importance, je vous ai fait venir subitement.
BÉGEABSS, au comte.
Vous l'ai-je dit?
( Le comte mord son mouchoir, de fureur. ) s u S A N s E , bas à Figaro par derrière. Achève , achève !
FIGARO
Enfin , vous voyant tous d'accord , j'avoue que j'ai fait l'impossible pour provoquer entre madaigae et vous la vive explication... qui n'a pas eu la fin que j'espérois...
LE COMTE, à Figaro^ avec colère.
Finissez-vous ce plaidoyer?
FIGARO, bien humble.
Hélas! je n'ai plus rien à dire, puisque c'est cette explication qui a fait chercher monsieur Fal pour finir ici le contrat. L'heureuse étoile de monsieur a triomphé de tous mes artifices... Mon maître ! en faveur de trente ans...
LE COMTE, avec humeur.
Ce n'est pas à moi déjuger. (// marche vite.)
FIGARO
Monsieur Begearss !
BÉGEARSS, qui a repris sa sécurité^ dit ironiquement :
Qui! moi? cher ami, je ne comptois guère vous avoir tant d'obligations, {^élevant son <on.) Voir mon bonheur acce'léré par le coupable effort destiné à me le ravir, (à Léon et Florestine.) G jeunes gens! quelle leçon! Marchons avec candeur dans le sentier de la vertu. Voyez que tôt ou tard l'intrigue est la perte de son auteur. FIGARO, prosterné.
Ah ! oui !
BÉGEARSS, au comte.
Monsieur, pour cette fois encore , et qu'il parte.
LE COMTE, à Begearss., durement.
C'est là votre arrêt?... J'y souscris.
FIGARO, ardemment.
Monsieur Begearss! je vous le dois. Mais je vois monsieur Fal pressé d'achever un contrat... LE COMTE, brusquement.
Les articles m'en sont connus.
M. FAL
Hors celui-ci. Je vais vous lire la donation que monsieur fait... (^cherchant l'endroit.) m m m roessire James-Honoré Begearss... Ah! (// lit.) <i et pour donner à la demoiselle futtire épouse