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ACTE V, SCÈNE VIII. ojS

D'ailleurs, nul ne sait mieux que lui que par la nature et la loi ces jeunes {jens ne se sont rien, qu'ils sont étrangers l'un à l'autre.

LE COMTE V embrasse et crie :

OFigaro!...(rt/acomfes5e.)Madame,il a raison.

LÉON, très vite.

Dieu ! maman, quel espoir!

F L o R E s T I N E , au comte.

Eh quoi ! monsieur, n'êtes-vous plus...

LE c o M T E , l'y re de joie.

Mes enfants , nous y reviendrons ; et nous consulterons, sous des noms supposés, des gens de loi discrets, éclairés, pleins d'honneur. O mes enfants ! il vient un âge où les honnêtes gens se pardonnent leurs torts, leurs anciennes foiblesses , font succéder un doux attachement aux passions orageuses qui les avoient trop désunis. Rosine ( c'est le nom que votre époux vous rend)! allons nous reposer des fatigues de la journée. Monsieur Fal , restez avec nous. Venez , mes deux enfants!... Susanne, embrasse ton mari; et que nos sujets de querelles soient ensevelis pour toujours, (^h Figaro. ) Les deux mille louis qu'il avoit soustraits, je te les donne, en attendant la récompense qui t'est bien due.

FIGARO, vivement.

A moi, monsieur? Non, s'il vous plaît. Moi.^

gâter par un vil salaire le bon service que j'ai fait ! Ma re'compense est de mourir chez vous. Jeune , si j'ai failli souvent, que ce jour acquitte ma vie! O ma vieillesse, pardonne à ma jeunesse; elle s'honorera de toi. Un jour a change notre ëtat : plus d'oppresseur, d'hypocrite insolent. Chacun a bien fait son devoir : ne plaignons point quelques moments de trouble ; on gagne assez dans les familles quand on en expulse un méchant.

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