CHÉRUBIN, FIGARO, BAZILE
(Pendant qu'on sort, Figaro les arrête toui^ deux, et les ramène. )
FIGAKO.
Ah çà , vous autres ! la cérémonie adoptée , ma fête de ce soir en est la suite ; il faut bravement nous recorder : ne faisons point comme ces acteurs qui ne jouent jamais si mal que le jour où la critique est le plus éveillée. Nous n'avons p(»int
5o LE MARIAGE DE FIGARO.
Je leiuleniain qui nous excuse, nous. Sachons
bien nos rôles aujourd'hui.
BAZiLE, maii(]nement.
Le mien est plus difficile que tu ne crois. FIGARO, faisant, sans qu'il le vnie^ le qcslc de le rosser.
Tu es loin aussi de savoir tout le succès ((u'il le vaudra.
c H É R U IJ 1 >' .
Mon ami, tu oublies que je pars.
FIGARO
Et toi , tu voudrois bien rester !
CHÉRUBIN
x\h ! si je le voudrois !
Jl tant ruser. Point de murmure à ton départ. Le manteau de voyage à l'épaule ; arrange ouvertement ta trousse, et qu'on voie ton cheval à la grille; un temps de galop jusqu'à la ferme; reviens à pied par les derrières; monseigneur te croira parti. Tiens-toi seulement hors de sa vue; je me charge de l'apaiser après la fête.
CHÉRUBIN
Mais Fanchetle qui ne sait pas son rôle.
(^ue dial)le lui apprenez-vous donc depuis hiul jouis que v(His ne la «|uit(e/. pas?