‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 34 sur 265 · L.V COMTESSE · texte numérisé non relu

L.V COMTESSE

Eh! pourquoi ne pas s'adresser à moi-même ? Est-ce que je l'aurois refusé , Suson?

sus ANNE.

C'est ce que j'ai dit. Mais ses regrets de partir, et sur-tout de quitter madame ! Jh! Suson , quelle est noble et belle! mais quelle est imposante!

LA COMTESSE

Est-ce que j'ai cet air-là , Suson? moi qui l'ai toujours protégé.

s us AN NE.

Puis il a vu votre ruban de nuit que je tenois, il s'est jeté dessus...

LA COMTESSE, souriaut.

Mon ruban ?... quelle enfance !

SUSANNE

J'ai voulu le lui ôter : madame , c'étoit un lion ; sesyeuxbrilloient...Tu ne l'auras qu'avec ma vie, disoit-il en forçant sa petite voix douce et grêle. LA COMTESSE, rêvant.

Eh bien ! Suson ?

SUSANN E.

Eh bien! madame, est-ce f|u'on peut faire

finir ce petit dciuon-là? ma Marraine par-ci; je voutlrois bien par l'autre ; et , pareecju'il n'oseroit seulement baiser la robe de madame, il voudroif toujours m'embrasser, moi.

LA COMTESSE, levant.

Laissons.... laissons ces folies.... Enfin, ma pauvre Susanne,mon époux a fini par te dire...

SUR.VXNK.

Que, si je ne voulois pas l'entendre, il alloit protéger Marceline.

LE COMTESSE se lève et se promène, en se ser-vant fortement de V éventail. ^,. '■ - .

Il ne m'aime plus du tout.

SUS.VXNE.

Pourquoi tant de jalousie ?

Là COMTESSE.

Comme tous les maris, ma chère , uniquement par orgueil. AJi, je l'ai trop aimé! Je l'ai lassé de mes tendresses et fatigucf de mon amour ; voilà mon seul tort avec lui. Mais je n'entends pas que cet honnête aveu te nuise, et tu épouseras Figaro. Lui seul peut nous y aider : vien<lra-t-il ?

s IRAN SE.

r)ès qu'il verra partir la «-hasse.

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