ACTE II, SCKNË XXII io
MARCELINE, au cowte.
Sous condition de m'épouser. Vous êtes un (jrand seigneur, le premier juge de la pi'ovince...-
LE COMTE
Pre'sentez-vous au tribunal, j'y rendrai justice à tout le monde.
B à z I L E , montran t Marceline.
En ce cas, votre grandeur permet que je fasse aussi valoir mes droits sur Marceline?
LE COMTE, à part.
Ah! voilà mon fripon du billet.
FIG AEO.
Autre fou de la même espèce!
LE COMTE, en colère.) à Bazile.
Vos droits ! vos droits ! Il vous convient bien de parler devant moi ! maître sot !
A. 1S TO y lO^frappatit dans sa main.
Il ne l'a, ma foi, pas manqué du premier coup : c'est son nom.
LE COMTE
Marceline, on suspendra tout jusqu'à l'examen de vos titres , qui se fera publiquement dans la grande salle d'audience. Honn,ête Bazile ! agent fidèle et sûr ! allez au bourg chercher les gens du siège.
BAZI LE.
Pour son affaire ?
io6 LE MARIAGE DE FIGARO.
LE COMTE
Et VOUS m'amènerez le paysan du billet.
BAZILE
Est-ce que je leconnois?
LE COMTE
Vous rt'sistez!
BAZI LE.
Je ne suis pas entré au château pour en faii c les commissions.
LE COMTE
Quoi Jonc?
BAZILE
Homme à talent sur l'orgue du viliafie. je montrf- le clavecin à madame, à chanter à ses femmes, la mandoline aux pages; et mon emploi sur-tout est d'amuser votre compagnie avec ma guitare, quand il vous plait me l'ordonner, f; p. 1 p fc-s o L E 1 L s'a vance.
J'irai bien, monsigneu, si cela vous plaira.
Quel est Ion nom, et ton emploi?
r. RI l'E-SOLEI L.
Je suisGrij>e-S<)leil , mon bon sij^nen ; le petit pastouriau <les chèvres, conmiandé poiu- le feu d'artifice. C'est fête aujourdliui dans !(> Iroupiaii; et j«i sais ons-ce-quest totite rcm-agrr boutiqup à procès du piys.