ACTE III, SCÈNE IX
LE COMTE, avec humeur.
Qu'est-ce qu'il y a, mademoiselle?
SUSA>>E
Vous êtes en colère ?
LE COMTE
Vous voulez quelque chose apparemment ?
s c s A 5 N E , timidement.
C'est que ma maîtresse a ses vapeurs. J'accourois vous prier de nous prêter votre flacon d'cther. Je l'aurois rapporté dans l'instant. LE COMTE le lui donne.
Non, non: gardez-le pour vous-même; il ne tardera pas à vous être utile.
s CSA>NE.
Est-ce que les femmes de mon e'tat ont des vapeurs, donc? C'est un mal de condition qu'on ne prend que dans les boudoirs.
LE COMTE
Une fiancée bien éprise, et qui perd son futur...
SUSAKNE.
En payant Marceline avec la dot que vous m'avez promise...
LE COMTE
Que je vous ai promise , moi ?
s us ANNE, baissant les yeux.
Monsei^jneur, j'avois cru l'entendre.
LE COMTE
Oui, si VOUS consentiez à m'eutendie vousmême.
s u s A >• N E , les yeux baissés.
Et n'est-ce pas mon devoir d'e'couter son excellence ?
LE COMTE
Pourquoi donc , ciuelle fille , ne me l'avoir pas dit plus tôt ?
Est-il jamais trop tard pour dire la vérité ?
LE COMTE
Tu te rendrois sur la brune au jardin ?
SUSAN>E
Est-ce que je ne m'y promène pas tous les soirs ?
LE COMTE
Tu m'as traité ce matin si durement !
Ce matin? Et le page derrière le fauteuil !
LE COMTE
Elle a raison ; je l'oubliois. Mais pourquoi ce refus obstiné, quand lîazile, de ma part...?
Quelle nécessité qu'un Bazile...?
LE COMTE
Elle a toujours raison, Cependant il y a un