ACTE III, SCENE XIII. i
brid'oisor-.
J'ai vu ce ga-arçon quelque part.
FIGARO
Chez madame votre femme , à Séville , pour la servir , monsieur le conseiller.
Dan-ans quel temps ?
Un peu moins d'un an avant la naissance de monsieur votre fils le cadet , qui est un bien joli enfant , je m'en vante.
brid'oison.
Oui, c'est le plus jo-oli de tous. On dit que tu-u fais ici des tiennes ?
FIGARO
Monsieur est bien bon. Ce n'est là qu'une misère.
brid'oison.
Une promesse de mariage! A-ali! le pauvre benêt!
FIGARO
Monsieur...
brid'oison.
A-t-il vu mon-on secrétaire, ce bon garçon ?
FIGARO
N'est-ce pas Double-Main , le greffier?
i34 LE MARIAGE DE FIGARO.
BRI d'oison.
Oui, c'è-est qu'il mange à deux râteliers.
FIGARO
iMangerî Je suis garant qu'il dévore. Oh que oui! je l'ai vu pour l'extrait, et pour le supplément d'extrait; comme cela se pratique, au reste.
BRin'oiSON.
On-on doit remplir les formes.
FIGARO
Assurément, monsieur: si le fond des procès appartient aux* plaideurs , on sait bien que la forme est le patrimoine des tribunaux.
brid'oiso>-.
Ce garçon-là n'è-est pas si niais que je l'avois cru d'abord. Eh bien! l'ami, puisque tu en sais tant, nou-ous aurons soin de ton affaire.
INIonsieur, je m'en rapporte à votre équité, qxToique vous soyez de notre justice.
brid'oison.
Hein ?... Oui, je suis de la-a justice. Mais si tu dois, et que tu-u ne paies pas?...
FIGARO
Alors monsieur voit bien que c'est comme si je nedevoispas.
BRI d'oison.
San-nns doute. — Eh mais 1 (|u'est-ce donc qu'il dit?