ACTE II, SCÈNE ÏII
M A R T H o N , comme ch ag rine.
Eh ! monsieur, faut-il tant de bien pour être heureux? Madame, qui a tant de bonté pour moi, suppléera en partie, par sa générosité, à ce qu'il me sacrifie. Que je vous ai d'obligation, Dorante !
DORA>'TE
Oh! non, mademoiselle; aucune: vous n'avez point de gré à me savoir de ce que je fais ; je me livre à mes sentiments, et ne regarde que moi là-dedans; vous ne me devez rien; je ne pense pas à votre reconnoissance.
MATITHON.
Vous me charmez; que de délicatesse! Il n'y a encore rien de si tendre que ce que vous me dites.
M, REMI
Par ma foi , je ne m'y connois donc guère ; car je le trouve bien plat. (« Marthon.) A'clieUn la belle enfant: je ne vous aurois, ma foi, pas évaluée ce qu'il vous achète. .Serviteur, idiot; garde ta tendresse, et moi ma succession.
(^IL son.)
M A R T Jl O N.
Il est en colère; mais nous l'apai-ijrons.
DORANTK.
Je l'espère. Queli^u'un viei.t
MARTHON.
C'est le comte, celui dont je vous ai parlé, et qui doit épouser madame.
DORANTE
Je vous laisse donc; il pourroit me parler de son procès; vous savez ce que je vous ai dit làdessus, et il est inutile que je le voie.