‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 152 sur 319 · ACTE II, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IV

un galant homme ; et si la mère n'en est pas contente , c'est un peu de sa faute ; elle a débuté tantôt par le brusquer d'une manière si outrée, l'a traité si mal, qu'il n'est pas étonnant qu'elle ne l'ait pas gajjné. Imaginez-vous qu'elle l'a que*> relié de ce qu'il étoit bien fait.

LE COMTE

Ne seroit-ce point lui que je viens de voir soi'tir d'avec vous?

MAUTHOM.

Lui-même.

LE COMTE

Il a bonne mine, en effet, et n'a pas trop l'air de ce qu'il est.

M ART H ON

Pardonnez-moi, monsieur; car il est honnête homme.

LE COMTE

N'y auroit-il pas moyen de raccommoder cela? Araminte ne me hait pas, je pense; mais elle est lente à se déterminer ; et , pour achever de la résoudre, il ne s'agiroit plus que de lui dire que le sujet de notre discussion est douteux pour elle: elle ne voudra pas soutenir l'embarras d'un procès. Parlons à cet intendm.l; s'il ne faut que de l'argent pour le mettre dans nos intérêts, je ne l'épargnerai pas.

M ART H ON

Oh non ! ce n'est point un homme à mener par là ; c'est le garçon de France le plus désintéresse'.

LE COMTE

Tant pis ! ces gens-là ne sont bons à rien.

MARTHON.

Laissez-moi faire.

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