ACTE II, SCÈNE XI
pour regarder un tableau , il ne restera pas longten)j)S chez moi; sans quoi on aura la bonté de trouver bon que je le garde en attendant qu'il me déplaise à moi.
3£ine A R G A N T E , Vivement.
Eli bien ! il vous déplaira ; je ne vous en dis pas davantage, en attendant de plus fortes preuves.
LE COMTE
Quanta moi, madame, j'avoue que j'ai craint qu'il ne me servît mal auprès de vous, qu'il ne vous inspirât l'envie de plaider; et j'ai souhaité par pure tendresse qu'il vous en détournât. Il aura pourtant beau faire, je déclare que je renonce à tout procès avec vous, que je ne veux pour arbitre de notre succession que vous et vos gens d'affaires, et que j'aime mieux perdre tout que de rien disputer.
M™« A R G A N T E , d'un ton clécislf.
Mais oti seroit la diiîpute? Le mariage termineroit tout, et le vôtre est comme arrêté.
LE COMTE
Je garde le silence sur Dorante; je reviendrai simplement voir ce que vous pensez do lui; et si vous le congédiez, comme je le présume; il né tiendra qu'à vous de prendre celui que je vous offrois, et que je retiendrai encore quelque temps.
264 LES FAtSSES CONFIDENCES.
M™e ARGANTE.
Je ferai comme monsieur, je ne vous parlerai plus de rien non plus; vous m'accuseriez de vision, et voire entêtement finira sans notre secours. Je compte beaucoup sur Dubois que voici, et avec lequel nous vous laissons.