‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 189 sur 319 · ARAMINTE, MADAME ARGANTE, M. REMI, LE COMTE, DORANTE, MARTHON · texte numérisé non relu

ARAMINTE, MADAME ARGANTE, M. REMI, LE COMTE, DORANTE, MARTHON

M A R r n o N , f roulement.

Ne vous pressez pas de le renvoyer, madame j voilà une lettre de recommandation pour lui, et c'est monsieur Dorante qui l'a écrite.

A RAM IN TE

Comment?

MARTHON, donnant la lettre au comte.

Un instant, madame, cela mérite d'être écouté; la lettre est de monsieur, vous-dis-je, LE COMTE /it haut.

«Je vous conjl^re, mon cher ami, d'être de- -i main sur les neuf heures du matin chez vous; -j'ai bien des choses à vous dire. Je crois que je « vais sortir de chez la dame que vous savez; elle " ne peut plus ignorer la malheureuse passion

2y4 LES FAUSSES CONF[DENCES.

« que j'ai prise pour elle, et dont je ne guériraf

«jamais.

Mn»c ARGANTE..

De la passion ! entendez-vous , ma fille ?

LE COMTE lit.

« Un misérable ouvrier que je n'attendois pas « est venu ici pour m'apporter la boîte de cepor- <i trait que j'ai fait d'elle.

M"»* ARGANTE

C'est-à-dire que le personnage sait peindre.

LE COMTE lit.

« J'étois absent, il l'a laissée à une fille de la « maison.

Mme ARGANTE, a Marthoti .

Fille de la maison : cela vous regarde.

LE COMTE lit.

« On a soupçonné que ce portrait m'apparte-

« noit. Ainsi je pense qu'on va tout découvrir, et

« qu'avec le chagrin d'être renvoyé, et de perdre

«leplaisirde voir tous les jours celle que j'adore..

Mme ARGANTE.

Que j'adore! Ah! que j'adore!

LE COMTE lit*

« J'aurai encore celui d'être méprisé d'elle. .

M^e ARGANTE.

Je crois qu'il n'a pas mal deviné celui-Là, ma

me.

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