‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 238 sur 319 · DORANTE, SILVIA · texte numérisé non relu

DORANTE, SILVIA

DORANTE

Lisette, quelque éloignement que tu aies pour moi, je suis forcé Je te parler, je crois que j'ai à mè plaindre de toi.

SILVIA

Bourguig^non , ne nous tutoyons plus, je t'en prie.

IlORANTE.

Comme tu voudras.

SILVIA

Tu n'en fais pourtant rien.

DORANTE

Ni toi non plus : tu me dis je t'en prie.

C'est que cela m'est échappé.

DOUANTE.

Eh bien ! crois-moi, parlons comme nous pourrons ; ce n'est pas la peine de nous gêner pour le peu de temps que nous avons à nous voir.

SILVIA

Est-ce que ton maître' s'en va ? Il n'y auroit pas grande perte.

Page 1