ACTE I, SCÈNE X
LE COMTE
C'est conclure d'une manière qui m'étonne.
LE CHEVALIER
Point du tout, je dis fort bien : on voit votre amour, on le souffre, on y fait accueil; apparemment qu'on s'y plaît; et je gâterois peut-être tout, si je m'en mêlois; cela va tout seul.
LISETTE
Je vous avoue que voilà un raisonnement auquel je n'entends rien.
LE COMTE
J'en suis aussi surpris que vous.
LE CHEVALIER
Ma foi , monsieur le comte, je faisois tout pour le mieux ; mais, puisque vous le voulez, je parlerai; il en arrivera ce qu'il pourra , vous le voulez : malgré mes bonnes raisons, je suis votre serviteur et votre ami.
LE COMTE
Non, monsieur, je vous suis bien obligé, et vous aurez la bonté de ne rien dire ; j'irai mon chemin. Adieu , Lisette, ne m'oubliez pas; puisque madame la marquise a des affaires, je reviendrai une autre fois.
4o LA SURPRISE DE L'AMOUR.