SCÈNE II
MAÎTRE BIAISE
Voirement, cette utilité-là est belle et bonne, et je vians tout justement vous prier de m'en gratifier d'une.
LUCinOR.
Voyons.
MAÎTRE BLAISE
Vous savez bian, monsieur, que je fréquente chez madame Argante, et sa fille Angélique : aile est gentille, au moins.
Assurément.
MAÎTRE BLA13E, rmni.
Eh! eh! eh! c'est ne vous déplaise, que je voudrois avoir sa gentillesse en mariage.
LUCIDOR.
. Vous aimez donc Angélique?
MAÎTRE BLAISE
Ah ! cette petite criature-là m'affole ; j'en pards si peu d'esprit que j'ai : quand il fait jour, je pense à elle ; quand il fait nuit , j'en rêve ; il me faut du remède à ça , et je vians envars vous à celle fin, par voûte moyen , pour l'honneur et le respect qu'en vous porte ici, sauf voûte grâce, et si ça ne vous torne pas à importunité, de me favoriser de queuques bonnes paroles auprès de sa mère, dont j'ai itou besoin de la faveur.
43r. L'ÉPREUVE.
LUCinOR.
Je vous entends , vous souhaitez que j'engage madame Argante à vous donner sa fille. Et Angélique vous aime-t-elle ?
MAÎTRE BLAISE
Oh dame! quand parfoisjeli conte ma chance, aile rit de tout son cœur et me plante là : c'est bon signe , n'est-ce pas ?
LUCIDOR.
Ni bon ni mauvais ; au surplus , comme je crois que madame Argante a peu de bien , que vous êtes fermier de plusieurs terres, fils de fermier vous-même...
MAÎTRE BLAISE
Et que je sis encore une jeunesse; carjen'ons que trente ans, et d'hiraeur folichonne, un Roger-Bontemps.
LUCIDOR.
Le parti pourroit convenir sans une difficulté.
MAÎTRE BLAISE
Laquelle ?