‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 28 sur 319 · ACTE I, SCENE XII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE XII

LE CHEVALIER

Ah ! chère Angélique, s'il y a quelque chose au TOonde qui puisse me consoler, c'est de sentir combien vous êtes au-dessus de votre sexe, c'est de voir combien vous méritez mon amour.

HTBIN.

Ah! Marthon, Marthon, je t'oubliois d'un grand courage: maismon maître ne veut pas que j'achève; je m'en vais donc me remettre à te regretter comme auparavant, et que le ciel m'assiste...

LE CHEVALIER, se promenant.

Je me sens plus que jamais accablé de ma douleur.

LUBIN

Lisette m'avoit un peu ragaillardi.

LE CHEVALIER

Je vais m'enfermer chez moi ; je ne verrai que tantôt la marquise. Je n'ai plus que faire ici si elle se marie : suis-je en état de voir des fêtes? En vérité, la marquise y songe-t-elle, et qu'est devenue la mémoire de son mari?

LUE IN

Ah ! monsieur, qu'est-ce que vous voulez qu'elle fasse d'une mémoire?

Quoi qu'il en soit, je lui ai dit que je ferois ap-

porter meslivres, et l'honnêteté veut que je tienne parole : va me chercher celui qui a soin des siens ; neseroit-ce pas lui qui entre?

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