‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 299 sur 319 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

FRONTI N.

Ce n'est rien ; je comtneiice à m'y faire : ce n'est pas a moi que voii^ parlez.

LISETTE

Non, monsieur; c'est à votre copie; et je voulois 'lire qu'il auroit grand tort de me tromper ; car je vuudr )is de tout mon cœur que ce fût lui: je crois qu'il m'aimoit, et je le regrette..

FROiNTIN.

Vous avez raison , il en valoit bien la peine. (à part.) ilue cela est flatteur!

LISETTE

Voilà qui est bien particulier; à chaque fois que vous parlez, il me semble l'entondre.

FRONTIN

Vraiment, il n'y a rieu là de surprenant ; dès qu'on se ressemble , on a le même son de voix, et volontiers les iiiêmcs inclinations: il vous aimoit, dites-vous, et je ferois comme lui, sans l'extrême distaijce qui nous sépare.

LISETTE

Hélas ! je me réjouissois en croyant l'avoir retrouvé.

FfiONTiN , « part.

Oh!.. (Jiaut.) Tant d'amour sera récompensé, ma belle enfant, je vous le prédis ; en attendant, vous ue pcidrez yas tout, je m'intéresse à vous.

et je vous rendrai service : ne vous mariez point

sans me consulter.

LISETTE

Je sais garder un secret. Monsieur, dites-moi si c'est toi?

FnoNT IN, s'en a//anf.

Allons, vous abusez de ma bonté ; il est temps que je me retire, (après.) Ouf! le rude assaut 1

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