‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 50 sur 319 · LE CHEVALIER, LA MARQUISE, HORTENSIUS · texte numérisé non relu

LE CHEVALIER, LA MARQUISE, HORTENSIUS

LA MARQUISE

Allons, M. Hortensius, approchez, prenez votre place; lisea-moi quelque chose de gai, qui m'amuse. Chevalier, vous êtes le maître de rester, si ma lecture vous convient ; mais vous êtes bien triste, et je veux tâcher de me dissiper.

LE CHEVALIER, sérieUX.

Pour moi, madame, je n'en suis point encore aux lectures amusantes.

(Il s en va.J

LA M A R Q u I S E , rt Hortcnsius.

Qu'est-ce que c'est que votre livre ?

HO RIEN Si us.

Ce ne sont que des réflexions très sérieuses.

• LA MARQUISE

Eh bien! que ne parlez-vous donc? Vous êtes bien taciturne: pourquoi laisser sortir le chevalier, puisque ce que vous allez lire lui convient? HORTEnsius, appelle le chevalier.

Monsieur le chevalier! monsieur le cheva-

ler

LE CHEVALIER, reparoif.

Que me voulez-vous ?

IIORTENSIUS.

Madame vous prie de revenir; je ne lirai rie» de récréatif.

LA MARQUISE

Que voulez-vous dire? Madame vous prie ! Je ne prie point. Vous avez des réflexions... et vous rappelez monsieur, voilà tout.

LE CHEVALIER

Je m'aperçois, madame, que je faisois une impolitesse de me retirer, et je vais rester, si vous le voulez bien.

LA MARQUISE

Comme il vous plaira: asseyons -nous donc. ( Jh prennent des sièges. )

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