‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 67 sur 319 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

LE COMTE, rfans/e/onc/; LA MARQUISE, LE CHEVALIER.

LA MARQUISE, froidemeu t.

Non, monsieur ; je vous avoue que le comte ne m'a jamais déplu.

LE CHEVALIER

Ne vous a jamais déplu ! c'est fort bien fait : mais pourquoi donc m'avez-vous dit le contraire ?

io« LA SURPRISE DE L'AMOUR.

LA MARQUISE

C'est que je voulois me le cacher à moi-même, et il l'ignore aussi.

Point du tout, madame, car il vous écoute.

LA MARQUISE

Lui?

LE COMTE

J'ai suivi les conseils du chevalier, madame ; permettez que mes transports vous marquent la joie où je suis.

( // se jette aux genoux de la marquise. )

LA MARQUISE

Levez-vous , comte ; vous pouvez espérer.

LE COMTE

Que je suis heureux! Et toi chevalier, que ne te dois-jepas! Mais, madame, achevez de me rendre le plus content de tous les hommes^Chevalier, joignez vos prières aux miennes. LE CHEVALIER, d'un air acjité.

Vous n'en n'avez pas besoin, monsieur ; j'avois promis de parler pour vous, j'ai tenu parole : je vous laisse ensemble, je me retire. (« part. ) Je me meurs.

LE COMTE

J'irai le retrouver chez toi.

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