‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 183 sur 295 · MARIANNE, M. ARGANT · texte numérisé non relu

MARIANNE, M. ARGANT

M. ARGANT

Comment vont nos projets?

Apprends-moi quel succès a couronné ton zèle. Sur le cœur de (a (ante as-tu fait des progrès? Dis-moi , ma chère nièce, es-tu bii!ii avec elle?

Tu sais ce qu'en partant d'ici Je t'ai recommandé comme un point nécessaire.

a5« L'ÉCOLE DES MÈRES.

MA RI AN NE

J'ai fait ce que j'ai pu.

M. ARGANT

Tout a donc réussi ; Car tu plairas toujours à qui tu voudras plaire.

MARI AN NE

Présumez un peu moins de mon foible talent.

Il est vrai qu'en cherchant à remplir votre attente^

Qu'en tâchant de gagner l'amilié de ma tante,

Je ne me faisois point un effort violent :

Que dis-je? un sentiment que je ne puis comprendre : A mon obéissance a servi de soutien; I Et mon cœur, étouné de se trouver si tendre.

N'a, je crois, rien omis pour mériter le sien;

Mais...

M. ARGANT

L'heureuse nouvelle! Achève ton ouvrage.

Je ne te dis qu'un mot; qu'il serve à t'animer. Mariage, fortune, espérance, héritage, Tout dépend de ma femme, et de t'en faire aimer. Je ne puis rien pour toi.

MARIANNE

Quelle erreur est la vôtre !

M. ARGANT

Par des arrangements que la fortune a faits,

Ma femme est ta ressource, et tu n'en as point d'autre.

MARIANNE

Il faut donc renoncer à ses moindres bienfaits.

M. ARGANT

Comment donc ?

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