MARIANNE, M. ARGANT
M. ARGANT
Comment vont nos projets?
Apprends-moi quel succès a couronné ton zèle. Sur le cœur de (a (ante as-tu fait des progrès? Dis-moi , ma chère nièce, es-tu bii!ii avec elle?
Tu sais ce qu'en partant d'ici Je t'ai recommandé comme un point nécessaire.
a5« L'ÉCOLE DES MÈRES.
MA RI AN NE
J'ai fait ce que j'ai pu.
M. ARGANT
Tout a donc réussi ; Car tu plairas toujours à qui tu voudras plaire.
MARI AN NE
Présumez un peu moins de mon foible talent.
Il est vrai qu'en cherchant à remplir votre attente^
Qu'en tâchant de gagner l'amilié de ma tante,
Je ne me faisois point un effort violent :
Que dis-je? un sentiment que je ne puis comprendre : A mon obéissance a servi de soutien; I Et mon cœur, étouné de se trouver si tendre.
N'a, je crois, rien omis pour mériter le sien;
Mais...
M. ARGANT
L'heureuse nouvelle! Achève ton ouvrage.
Je ne te dis qu'un mot; qu'il serve à t'animer. Mariage, fortune, espérance, héritage, Tout dépend de ma femme, et de t'en faire aimer. Je ne puis rien pour toi.
MARIANNE
Quelle erreur est la vôtre !
M. ARGANT
Par des arrangements que la fortune a faits,
Ma femme est ta ressource, et tu n'en as point d'autre.
MARIANNE
Il faut donc renoncer à ses moindres bienfaits.
M. ARGANT
Comment donc ?