ACTE V, SCENE X
MARIANNE
Sa faute et ses remords. ' """ ""
Mme ABGANT.
Tu m'imposes la loi.
Puisse ce malheureux te prendre pour exemple!
Mais avant qu'un pardon plus ample Lui fasse partager ma tendresse avec toi, Je veu,x d'un œil sévère observer sa conduite. •-' ' L'ingrat, jusqu'à ce jour, ne m'a que trop séduite.
(àDoliffniJils.) V^ous, recevez ma fille et vivez avec nous : Je ne puis me résoudre à me séparer d'elle; C'est la condition que j'exige de vous.
DOLIGNI FILS.
c'est rendre encor plus chère une union si belle.
M. ARGANT
Enfin, vous me voyez au comble de mes vœux. En aimant ses enfants, c'est soi-même qu'on aime; Mais, pour jouir d'un sort parfaitement heureux,
Il faut s'en faire aimer de même :
Comptez qu'on ne parvient à ce bonheur suprême Qu'en partageant son ame également entre eux.
GOUVERNANTE
COMÉDIE EX CINQ ACTES
Représenlée pour la première fois le i8 février
PERSONNAGES