ACTE II, SCKNE IV. 4y
Il adore en esclave un tyran dédaigneux. Un maître dont il est le premier domestique, Qui, trop sûr à présent d'un pouvoir despotique, l,e punit du passé, se venge de l'ennui De se voir enterré de la sorte avec lui.
DAM is.
Sa femme l'a remis à son apprentissage.
CLITANDRE
C'est à recommencer.
.Sans doute, c'est l'usage... l Cet homme estposséJé du démon conjugal. \
CLITANDRE
Possédé de sqi f£raine...EhJ ris-en donc, d'Urval.^
d'uR VAL.
(('( Damon. ) Oui... rien n'est plus plaisant... Quelle épreuve!.. J'enrage.
CLITA.\DRE. .
C'est un homme perdu, noyé dans son ménage. /
Abymé. ]
CLITANDRE
Confisqué.
D AMIS
Nul.
d'urval, à Damon.
Ami, quels propos!
D A.M is, à d'Ui-vnl.
Depuis quand n'oses-tu rire aux dépens des sots?
d'u R V A L , avec embarras.
Moi? Point du tout: j'en ris autant qu'il m'est pos.^:Lle-
5o LE PRÉJUGÉ A LA MODE
UAMON, avec injitf liât ion.
^-Pour qui donc cette histoire est-elle si risible? / rour des évaporés, des gens avantageux , \ Qui cioiroient composer tout le public entre eux, f Et qui ne sont pour lui qu'un sujet de scandale. ^ jMaisje \o\is crois , "messieurs , un peu plus de morale; I Kon , vous ne pensez pas ce que vous avancez. / A tous autres qu'à vous , à des gens moins sensés , ^ Je dirois, indigné de tout ce badinage :
Si l'amour du devoir n'est pas à votre usa;T;e, Laissez-le pratiquer, sans y prendre intérêt; *■->— Oui , laissez la vertu du moins pour ce qu'elle est. D .\ .MIS, à Damon.
Je n'ai jamais douté de ta ])hi!osopliie : Kous en ferons ta cour à laimalile Sophie.
Que ceux à qui je parle en fassent leur profit; Du reste, je vous suis obligé.
D AMIS
C'est bien dit.
Moi, je crois qu'on peut rire, et même satis scrupule. D'un amour que le monde a jugé ridicule. Sainfar est dans le cas , on en est convenu ; H a pris un travers assez bien reconnu, ' Puisque son aventure est mise en comédie.
Tout de bon ?
J'ai la pièce; ou l'a fort applaudie : ïSous sommes dans le goût d'en jouer entre nous;